La baille à mouillage est le premier aménagement de notre bateau. Pour nous, commence la partie la partie la plus intéressante de notre construction.
Surprise, les dimensions des cloisons données par le plan ne correspondent pas notre bateau ! ! ! Des heures de tergiversation, et finalement des coups de fil aux constructeurs précédents nous réconfortent : eux aussi ça leur était arrivé : une coque, même construite sur gabarit, ne peut être parfaitement ajustée au mm près. Alors, on se sert du plan, on vérifie ce que ça donne pour notre bateau, et on ajuste les mm manquants ou en trop. C'est tout.
La première démarche consiste à installer la cloison A. Elle sépare la cabine avant de l'étrave, laissant ainsi une sorte de "crash-box", vide. Cet espace devra être parfaitement protégé d'éventuelles traces d'humidité car il ne sera plus jamais accessible.
Le sabot, le fond et les bordés sont donc largement stratifiés de plusieurs couches de tissus de verre.
L'acajou disparaît donc sous la résine ...
Puis le fond de la baille à mouillage est mis en place.
Encore de la stratification : il y a là à peine moins d'1 cm de strat !
La cloison A1 est alors mise en place. Elle est en biais, afin d'augmenter le volume de la baille à mouillage, et d'utiliser l'espace inutile dans le haut de la cabine avant. Sur les premiers Randonneur, cette cloison était d'un seul panneau, entièrement incliné.
L'intérieur de la baille à mouillage est alors stratifié (bibiais 600 gr dans les angles, roving/mat sur les bordés et la cloison.
Il ne reste plus qu'à stratifier les joints congés des cloisons A et A1. Voilà, c'est tout ! Un bon paquet d'heures quand même ! ! !
Un gabarit donne au panneau le bouge de pont, qui n'est déjà plus plat à cet endroit.
Dans la cabine avant, un CP est
posé pour renforcer la liaison des deux panneaux qui formeront le pont.
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