La sortie du bateau de la serre ne fut pas de tout repos.
Premier soucis : mettre le bateau sur le ber roulant.
Nous avons commencé par soulever l'arrière du bateau pour protéger les safrans. On l'a fait à l'aide du vieux crique de Tonton Marcel, mort à 80 ans en 1981, et je
pense qu'il le tenait lui-même de son grand père. Mais il marche encore ...
Après on a pu soulever l'avant avec les patins du ber et en calant petit à petit le bateau, jusqu'à ce que ça passe.
Ensuite le sortir de la serre a été simple.
Le 4X4 est en marche arrière, pour une meilleure visibilité du conducteur, en l'occurence ici, Olivier.
Le bateau n'est même pas sanglé encore, mais il tient parfaitement bien.
Avant de rejoindre le port, notre bateau a bien besoin d'un petit coup de Karcher.
Maintenant la sortie du jardin : pas simple.
Le bateau fait 3.50 m de large, et l'entrée 4.20 m. 70 cm de marge ... en théorie, car en fait c'est un virage ... l'arrière va toucher, c'est sûr ...
Vue côté conducteur, la situation est encore plus compromise.
Et là, ça a été la catastrophe : une pierre saillante cachée par les branches a rayé toute la coque.
Mais non, ça n'arrive qu'aux autres, ça ...
Le port étant distant de 10 km, on a remis le 4X4 dans le bons sens : avoir un beau bateau n'autorise pas à être idiot !
Arrivés à Tréguier, il y avait du monde derrière nous, comme dans les régates bientôt ...
Après un trajet à 30 km/h, le voilà au port.
Bon, il est 5 heures, on les met ou pas, ces quilles ?
Il fait beau, on a une grue, deux grutiers volontaires, deux quilles prêtes ... Et puis on est dans un bon jour. On y va !
Nous n'avons pas de photos du quillage. Nous étions bien trop occupés : soit à l'intérieur en train de visser à la façon d'un
rameur avec une clé à cliquets, soit à s'occuper de l'époxy pour coller les quilles, soit à chercher comment incliner les quilles de 17° comme indiqué sur le plan, etc...
On avait fait un plan incliné sur lequel reposaient les quilles posées sur une palette renforcée posée à même le sol et c'est la grue qui a amené le bateau en face
des têtes de quille.
Pour guider le grutier nous avions mis les boulons en place qui dépassaient des coquilles.
Mais ça n'a pas marché si facilement que ça :
Les boulons étaient trop longs, où le taraudage dans les têtes de quille étaient trop court.
Nous avons donc dû dévisser tous les boulons pour les couper un peu et les remettre. Dur dur par cette forte chaleur.
Mais peu importe comment on a fait, on sait maintenant comment on aurait dû faire : on aurait dû visser des tiges filetée dans les têtes de quilles pour les
présenter dans les trous, puis une fois en place, dévisser les tiges filetées une par une pour les remplacer par les boulons.
On aurait pû aussi laisser les tiges filetées pour en faire des goujons, on n'avait plus alors qu'à mettre des écrous.
Bref, c'est fait et bien fait. Elles sont allées pile poil. On avait peur, car on n'avait pas laissé de "jeu" dans les coquilles.
L'opération a duré 4 heures en tout (préparer la grue, le plan incliné, chercher les quilles, etc ...).
Dernière chose à faire, percer le trou dans la béquille arrière, maintenant qu'on a la bonne hauteur.
On peut le libérer : même avec ses petites jambes, il ne partira pas tout de suite.
Il ne reste plus qu'à stratifier la liaison quille/coque.
On a jeté un coup d'oeil au mât : il a été super bien préparé par Z-Spar : ça va aller vite.
On va pouvoir aller chercher les drisses et écoutes rapidement.
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