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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 06:37

Pour être homologué en A, il nous a fallu modifier la prise d'air moteur.

Nous pensions qu'il fallait que les grilles d'aération soient à plus de 30 cm du fond. Or, elles sont situées dans le coffre à bib profond de plus de 40 cm. 

ventilation moteur

 Mais l'inspecteur de l'ICNN a considéré que ce qu'il fallait prendre en compte c'est la hauteur de la grille à l'extérieur du coffre à bib. Et puis après vérification, ce qu'il faut prendre en compte ce n'est pas la hauteur d'envahissement (30 cm pour nous) mais deux fois cette hauteur d'envahissement !

Donc pour nous, ce n'est pas 30 cm qu'il fallait prendre en compte, mais 60 cm ...hauteur-2.jpg

 On a donc mis des nouvelles bouches d'aération à 30 cm au dessus de la descente. 

hauteur-1.jpg Et avec les 33 cm qu'il y a en dessous, on est bons cette fois.

Les grilles d'aération à l'intérieur du coffre à bib ont été bouchées.

descente.jpg

 A l'intérieur, deux trous donnant dans la cale moteur ont été percés, et deux goulettes remontent la prise d'air au niveau des grilles extérieures.

  

Par Frédéric et Olivier - Publié dans : 14.le moteur - Communauté : Voile
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 21:15

A6B8C10D10 ... Ce n'est pas une erreur de position des mains sur le clavier.

C'est le résultat des tests d'homologation de notre bateau.

Mais avant d'éplucher ce résultat, voyons comment se passe une homologation.

 

port.jpg

 Nous avons fait appel à l'ICNN, l'Institut de Certification et de Normalisation dans le Nautisme.

Ils homologuent environ 80% des navires de moins de 12 m en France.

C'est Jean Noël Roussier qui s'est déplacé.

 On a commencé par amarrer tout ce qui pouvait bouger, dans notre cas uniquement la bôme.preparation.jpg

Puis, on a commencé les tests. Il n'y a rien de spectaculaire, on ne va pas coucher le bateau ! On va juste prendre des mesures. L'ICNN dispose des plans du bateau, le technicien connaît donc la flottabilité et la stabilité "théorique" du bateau.gueuses.jpg

 On va donc dans un premier temps vérifier l'équilibre du bateau et dans un second temps mesurer sur le bateau ce que le plan indique dans la théorie.

Allez, amenez les gueuses !

Le technicien a amené avec lui 12 gueuses de 10 kg.

geuses-1.jpg

 Les 120 kg sont mis sur babord pour commencer. gueuses-tribord.jpg

La mer est parfaitement calme, le vent est quasi nul, à l'intérieur un niveau électronique mesure l'inclinaison du bateau.

niveau-electronique.jpg

 1,07° de gite avec 120 kg sur un bord ! C'est rien !

Une fois cette mesure enregistrée, les gueuses sont réparties sur les deux bords, et une nouvelle mesure est effectuée.gueuses-deux-cotes.jpg

 Puis la dernière mesure est faite quand toutes les gueuses sont amenées sur tribord.

gueuses-babord.jpg

 Ensuite on mesure en 3 D l'emplacement exact des gueuses. mesure-emplacement-gueuses.jpg

 Les gueuses sont encore à bord. Le technicien mesure maintenant les francs bords du bateau, à l'avant, à l'arrière ...

mesure-franc-bord-babord.jpg

 ... et sous la jupe ! mesure-hauteur-jupe.jpg

 Maintenant, toutes les mesures sont enregistrées. L'ICNN va donc connaître le poids réel du bateau, en comparant son poids et enfoncement théorique avec le poids et enfoncement réel.

pesee-equipements-.jpg

 Il faut cependant soustraire au poids du bateau le matériel embarqué et bien noter où se situe ce matériel dans le bateau.

 Enfin, une mesure de la densité de l'eau est effectuée, car la flottabilité varie avec la salinité de l'eau.eau.jpg

 Voilà. C'est fini. 2 heures.

Maintenant, l'ordinateur va mélanger toutes ces mesures et en conclure une capacité du bateau à affronter une hauteur de vagues et une force de vent.

Mais ce n'est pas tout, l'ICNN s'assure aussi que les normes d'envahissement d'eau sont respectées. Or nous avons un petit problème avec la prise d'air moteur.

Il va y avoir une petite modification à faire pour obtenir le fameux cézame ...

 

 

Par Frédéric et Olivier - Communauté : Voile
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 08:58

 Malgré une mise à l'eau tardive, Malamok a quand même pu naviguer un peu sous le soleil de l'été, pour le peu qu'il a été là après le 20 août.

Carte.jpg

 On est d'abord resté dans le jardin, c'est à dire l'archipel de Bréhat. On ne va pas se plaindre, c'est quand même un des plus beaux coins de Bretagne, donc du monde.

Puis, on est partis faire un tour express sur Guernsey pour boire une mousse au Mermaid's bar de Herm. Ambiance so british. Avec en prime un mariage anglais sous chapiteau devant le mouillage. Il n'y a pas que des Suzan Boyle là-bas, ou alors elle n'était pas invitée ! 

primel.jpg

 Le bateau est ensuite allé à l'ïle de Batz. Mauvais temps encore ce jour-là, alors je suis parti seul prendre la famille à Primel, au début de la grande baie de Morlaix. Hauteur du quai à marée basse : 8 m ! Ca fait peur, mais c'est bien pour contrôler la tête de mât. 

gps.jpg

 Les vitesses atteintes par le bateau permettent de racourcir les distances, surtout dès qu'on est un peu au débridé et que le courant s'en mêle un peu.

mouillage-batz.jpgLe mouillage de l'île de Batz est toujours aussi charmant. Fonds durs, vent de nord inexistant dans cette baie orientée sud, et pêcheurs pros qui nous ont souhaité la bienvenue et offert un coup à boire au troquet !  

mouillage-batz-1.jpg

 Olivier est quant à lui allé à Chausey participer au rassemblement des RM, proposé par l'association des propriétaires de RM et Randonneur. 

chausey-2.jpg

 Tous derrière, et lui devant. Bon d'accord, elle est facile, c'est au mouillage, mais ...

chausey-1.jpg

... même sous voile, Malamok est devant !

 

Bref, on est contents !

Maintenant va venir l'heure des modifications, des améliorations, et de l'installation des nouveaux équipements : nos réserves d'eau sont trop petites, on manque de moyens de production d'électricité, et notre gréement n'est pas bien règlé !

Il reste aussi l'homologation qui sera faite au courant de l'hiver ou au printemps, pour l'instant Malamok étant auto-certifié en catégorie C sans limitation de distance.

 

 

 

Par Frédéric et Olivier - Publié dans : 33.les premières navigations - Communauté : voyage en voilier
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 22:34

MALAMOK navigue !

  Car il s'appelle MALAMOK.

L'explication de ce nom se trouve ici : http://www.la-mer-en-livres.fr/malamok.html

Malamok était le nom donné par les marins bretons au pétrel fulmar, oiseau marin qu'ils croisaient au Sud Groënland et au Nord Ecosse. L'animal a suivi les bateaux de pêche bretons pour manger les poissons dans leur sillage, et finalement, subjugué par l'amabilité de ce peuple fort et courageux (...),  il s'est installé en Bretagne, du cap Sizun aux 7 îles.

Les Pétrel Fulmar qui avaient suivi les pêcheurs normands ne se sont pas installés en Normandie. Surpris par les intempéries, ils sont repartis au Groënland  ...

etrave.jpg Nous avons fait notre première navigation le dimanche 22 août 2010, soit 3 ans et 8 mois après avoir commencé la construction.

brehat-2.jpg

On ne peut pas dire que ça ait été un grand moment vélique : pétole et pluie constante ! Il faut dire que nous naviguions plein Est, direction la Normandie ...

Bilan : 6 heures de moteur et une demi-heure de voile.

brehat-3.jpg

 On a quand même pu apprécier notre premier repas à quelques mètres du phare des héauts de Bréhat.

bréhat

Puis, les jours suivants ont été plus cléments, avec une seconde sortie avec 35 nds de vent alors que nous n'avions pas passé encore les bosses de ris ... On a quand même montré notre tableau arrière à un Sun Fast 36 ... 

Les performances sont à la hauteur de nos espoirs, surtout au portant. brehat-4.jpg

  Depuis, Malamok navigue tous les jours. Les gens se demandent quel peut bien être ce bateau. Il reconnaissent la "patte" Lombard, mais ne reconnaissent pas un RM.

brehat-5.jpg

 On croise du beau monde parfois, comme ici le Bel Espoir du père Jahouen.

brehat-6.jpg

  Les familles ont profité du bateau au mouillage : grace à l'immense jupe, ils ont accès à une eau à 17 ° ! Merci papa !

brehat-7.jpg

 La grand voile est vraiment impressionnante.

brehat-8.jpg

Il reste tout un tas de choses à règler, notamment au niveau de l'accastillage (palans de bastaques, etc ...) mais on en profite tel quel pour l'instant. Je suis donc parti avec lui en famille une petite semaine, et Olivier va pouvoir en profiter pour ses trois semaines de vacances.

On vous tiendra au courant des modifs à venir et surtout des navigations futures.

Il nous tarde d'aller taquiner l'anglais ...

 

Par Frédéric et Olivier - Publié dans : 33.les premières navigations - Communauté : Voile
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 07:24

Il la regardait depuis trop longtemps, alors la mer est venue à lui !

Les quais de tréguier se sont innondés en ce jour de grande marée, comme pour aller le chercher.

Alors on s'est dépêchés ! 

mae-0.jpg

Il a fallu fignoler les joints de quilles : ponçage, époxy, strat, ponçage, enduit, ponçage, apprêt, ponçage.

LE DERNIER PONCAGE ! ! ! !

quilles.jpg

 Puis enfin, son antifooling, pendant qu'Olivier la mise en route du moteur.

antifooling.jpg

On a pu alors aller chercher le mât que nous avions préparé : les drisses sont à poste, les barres de flêche sont bien montées (même si la plus grande est en haut, c'est normal), les haubans sont fixés, les feux sont branchés.mat-2.jpg

 Bien que ce soit le week end, Joël et Cédric sont venus poser notre mât.

mat-3.jpgAprès le stress de la sortie du bateau de la serre (ce qui pour moi n'avait été qu'une formalité),  Olivier était zen.

Moi pas.

C'est moi qui avait pris les côtes pour les haubans et l'étai ... qui avait posé la semelle avec les soucis qu'on a eu avec ...

Et si je m'étais gourré ?

 

mat-1.jpg

 La semelle ne rentrait pas !

Donne du mou, Joël ! C'est la peinture de la semelle qui gène.

Mais finalement, ça passe.

mat-4.jpg

Pour l'enrouleur, il fallait le couper pour l'ajuster à l'étai.

Après avoir mis l'étai dans la gorge de l'enrouleur, Olivier me demande : je coupe ?

... Le doute ... et si je m'étais gourré ...

Heu, non, heu, je préfère qu'on mette l'étai une première fois sans l'enrouleur pour vérifier.

Alors, le mât a été maintenu en place avec la drisse de génois, et la grue à porté Olivier en tête de mât avec l'étai.

Il est vraiment patient, Joël, dans sa grue. C'est bien la première fois qu'il se laisse emm...dé par un fonctionnaire sans rien dire !

L'étai allait bien en place, avec le jeu qu'il fallait pour l'enrouleur ... ouf !

Alors, descente de l'étai, coupage de l'enrouleur, rivets, vis, et tout et tout, puis finalement la grue qui remonte Olivier avec l'étai et l'enrouleur.

mae-5.jpg

Le lendemain midi, Joël est revenu. Comme quoi, on croit qu'on ne peut pas abuser éternellement des gens, comme ça, impunément ... ben si !mae-6.jpg

C'est sous un soleil radieux que notre bateau s'est envolé. Comme pour le retournement, il y a 3 ans, le ciel s'était dégagé pendant que nous portions la coque.

mae-2.jpg

 C'est parti.

 Pour Cédric, ce n'est qu'un bateau de plus, mais pour nous ...

mae1.jpg

Il va toucher l'eau. Si si !

Après un coup d'oeil aux vannes, et le démarrage du moteur, on a pu boire un coup tous ensemble, et même faire un petit tour.mae-8.jpg

 C'est tout ce qu'on a comme photos pour l'instant, mais bientôt les autres photos vont nous parvenir.

Encore quelques jours à patienter : les papiers ne sont pas encore arrivés, et il y a encore des bricoles à faire.

Par Frédéric et Olivier - Publié dans : 32.la mise à l'eau - Communauté : Voile
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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 22:41

Le temps total au départ :

3500 heures
Temps passé RELLEMENT       4505
heures
Pourcentage du temps prévu 128,7%
Temps non productifs (achat fournitures, nettoyage chantier, ...) 275 6%
La serre (installation, aménagements, modifications) 145 3%
Le châssis (installation, aménagements, modifications) 47 1%
La mannequin (pose des gabarits, serre bauquière, tableau arrière) 52 1%
La coque (pose des bordés, stratification, enduit, ponçage, apprêt, et les plexis) 326 7%
Structure intérieure (doublante, stratification bouchains, enduits, ponçage) 76 2%
Fabrication de la jupe et béquille arrière 70 2%
Baille à mouillage et cabine avant 109 2%
Varangues, coquilles et quilles 142 3%
Le carré (cloisons, fargues, raidisseurs, plancher, table, réservoirs, ponçage ...) 307 7%
La cuisine (cloisons, fargues, plancher, frigo, évier, ponçage ...) 224 5%
La table à cartes (cloisons, fargues, ponçage ...) 99 2%
le pont (pose, enduit, ponçage, fargues) 83 2%
Le moteur (châssis, pose, périphériques, enduit, ponçage, isolation, ...) 191 4%
La cabine arrière babord (zone mécanique, bannette, porte ...) 111 2%
le cabinet de toilette (wc, douche, aménagements) 107 2%
La descente (cloisons, escalier, panneaux coulissants, portes) 131 3%
La cabine arrière tribord 78 2%
coffres cockpit (bagues safrans, cloisons, barrots, pilote, coffrage) 116 3%
Branchements eau, gaz, électricité, électronique 281 6%
Cockpit (fond, assises, hiloires, barrots, console, cale-pieds, table) 215 5%
Roof (gabarits, structure, hublots, élongis et barrots) 188 4%
Sellerie (mesures) 5 0%
Safrans (gabarits, mise en forme, mèches, alignement, barres, ponçage) 200 4%
Accastillage (renforts, contre-plaques bois et alu, pose) 242 5%
Peinture intérieure (ponçage, apprêt, reprises, vernis) 306 7%
peinture extérieure (enduit, apprêt, peinture, antidérapant, antifooling) 346 8%
Plancher 23 1%
Gréement 10 0%
Interminables finitions 40 0,89%

 

 

 

Que dire en voyant ces chiffres ? 

En tout cas, ce que vous lirez ici n'engage que moi, et ne sont en aucun cas des conseils.

 

La première remarque, c'est qu'on a un dépassement de près de 30 %.

Pourtant, l'estimation de 3500 heures avait été faite à mi-chemin, alors qu'au début on était partis sur 5000 heures réparties sur 3 ans. On avait donc surestimé notre capacité de travail par jour, mais on n'était pas loin du total.

En fait, quand le bateau est en passe d'être fini, aménagements peints, on croit qu'on a fait le plus long.

Il reste un temps fou avec l'accastillage, le moteur, les finitions (portes d'équipets ...) qu'on ne peut estimer réellement.

Même maintenant, les coffres de cockpit ne sont pas aménagés (supports pour les écoutes et pare-battages ...)

On n'en voit jamais la fin.

 

La seconde remarque, c'est que ce décompte des heures ne dit pas le principal : sur les 4500 heures, on en a passé un peu moins de 1000 à poncer ! Avant de vous lancer, réfléchissez bien à ça. Le bruit, la lassitude, le départ du chantier le soir après 8 heures de ponçage quand vous vous retournerez sur votre bateau sans voir la différence avec le matin ...

Ceci dit, tout dépend du degré de finition voulue, et je pense qu'on peut appliquer ici la fameuse règle des 20/80 :

S'il faut pas exemple 100 heures d'enduit et de ponçage pour obtenir la finition parfaite à laquelle on donnera la note de 100, et bien en 20 heures vous obtiendrez la note de 80, et il vous faudra 80 heures supplémentaires pour obtenir les 20 points points qui vous séparent de la perfection.

Nous n'avons pas la perfection, mais on a fait le maximum pour s'en approcher. Trop peut être.

 

La troisième remarque, est qu'il est possible de limiter le temps de construction ...

D'abord en sous-traitant ce qui peut l'être : si vous avez un ami mécanicien, un autre électricien, un autre en retraite qui s'ennuie, n'hésitez pas. Ils seront ravis de participer à votre projet.

Ensuite, en réfléchissant bien à ce que vous voulez dans votre bateau : il y a 36 manières de faire des fargues par exemple, impliquant des temps de réalisation très différents.

 

Dernière remarque, 4500 heures est-ce trop ?

L'architecte nous avait prédit 2500 heures. Il oublie de parler du montage de la serre, du temps perdu, des hésitations, des travaux ratés que vous refaites deux fois, des vis dont vous n'avez jamais la taille qu'il faut, etc ... Et puis il est plus habitué à travailler avec des grands chantiers qui vous pondent un bateau de 40 pieds en 900 heures.

Personnellement, je pense que le temps ne compte pas ... à la condition qu'il se passe dans une bonne ambiance, au chantier et dans la famille. Et puis vous avez choisi vous même d'y consacrer tout ce temps, personne ne vous l'impose, pas de patron, pas de comptes à rendre.

 

Un Randonneur a été construit en 3500 heures, nous en 4500 heures, un autre en 5000 heures, et enfin un autre en 7000 heures. Pourquoi cette différence ? Il faut bien regarder la manière de compter les heures.

Pour nous, le principe est simple, on a compté de temps de présence sur le chantier : si on est deux à monter une cloison en 1 heure, on compte 2 fois 1 heure. D'autres n'auraient compté qu'une heure. D'autres enfin prennent aussi en compte les heures passées à réfléchir sur les plans le soir à la maison ...

Dans notre cas, notre calcul permet de considérer qu'une seule personne travaillant à notre rythme aurait mis le même temps.

 

Enfin, la construction du bateau en lui-même nous a bien pris 3500 heures, les 1000 heures restantes ont été consacrées aux périphériques : accastillage, moteur, eau, électricité, etc ..., à la mise en place du chantier et à son entretien.

 

Par Frédéric et Olivier - Publié dans : 34.le temps que ça prend - Communauté : Voile
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 21:56

La sortie du bateau de la serre ne fut pas de tout repos.

Premier soucis : mettre le bateau sur le ber roulant.

Nous avons commencé par soulever l'arrière du bateau pour protéger les safrans. On l'a fait à l'aide du vieux crique de Tonton Marcel, mort à 80 ans en 1981, et je pense qu'il le tenait lui-même de son grand père. Mais il marche encore ...

Après on a pu soulever l'avant avec les patins du ber et en calant petit à petit le bateau, jusqu'à ce que ça passe.

sortie-5.jpg

 Ensuite le sortir de la serre a été simple.

 Le 4X4 est en marche arrière, pour une meilleure visibilité du conducteur, en l'occurence ici, Olivier.

sortie-6.jpg

 Le bateau n'est même pas sanglé encore, mais il tient parfaitement bien.sortie-7.jpg

 Avant de rejoindre le port, notre bateau a bien besoin d'un petit coup de Karcher.sortie-87.jpg

 Maintenant la sortie du jardin : pas simple.

sortie-85.jpg

 Le bateau fait 3.50 m de large, et l'entrée 4.20 m. 70 cm de marge ... en théorie, car en fait c'est un virage ... l'arrière va toucher, c'est sûr ...

sortie-2.jpg

 Vue côté conducteur, la situation est encore plus compromise.

sortie-86.jpg

 Et là, ça a été la catastrophe : une pierre saillante cachée par les branches a rayé toute la coque.

sortie-84.jpg

Mais non, ça n'arrive qu'aux autres, ça ... sortie-83.jpg

Le port étant distant de 10 km, on a remis le 4X4 dans le bons sens : avoir un beau bateau n'autorise pas à être idiot !

sortie-82.jpg

 Arrivés à Tréguier, il y avait du monde derrière nous, comme dans les régates bientôt ...

sortie-81.jpg

 Après un trajet à 30 km/h, le voilà au port.

 

sortie-80.jpg

 Bon, il est 5 heures, on les met ou pas, ces quilles ?

sortie-8.jpg

Il fait beau, on a une grue, deux grutiers volontaires, deux quilles  prêtes ... Et puis on est dans un bon jour. On y va !

Nous n'avons pas de photos du quillage. Nous étions bien trop occupés : soit à l'intérieur en train de visser à la façon d'un rameur avec une clé à cliquets, soit à s'occuper de l'époxy pour coller les quilles, soit à chercher comment incliner les quilles de 17° comme indiqué sur le plan, etc...

On avait fait un plan incliné sur lequel reposaient les quilles posées sur une palette renforcée posée à même le sol et c'est la grue qui a amené le bateau en face des têtes de quille.

Pour guider le grutier nous avions mis les boulons en place qui dépassaient des coquilles.

Mais ça n'a pas marché si facilement que ça :

Les boulons étaient trop longs, où le taraudage dans les têtes de quille étaient trop court.

Nous avons donc dû dévisser tous les boulons pour les couper un peu et les remettre. Dur dur par cette forte chaleur.

Mais peu importe comment on a fait, on sait maintenant comment on aurait dû faire : on aurait dû visser des tiges filetée dans les têtes de quilles pour les présenter dans les trous, puis une fois en place, dévisser les tiges filetées une par une pour les remplacer par les boulons.

On aurait pû aussi laisser les tiges filetées pour en faire des goujons, on n'avait plus alors qu'à mettre des écrous.

sortie-90.jpg

 Bref, c'est fait et bien fait. Elles sont allées pile poil. On avait peur, car on n'avait pas laissé de "jeu" dans les coquilles.

L'opération a duré 4 heures en tout (préparer la grue, le plan incliné, chercher les quilles, etc ...).

 

 Dernière chose à faire, percer le trou dans la béquille arrière, maintenant qu'on a la bonne hauteur.sortie-91.jpg

On peut le libérer : même avec ses petites jambes, il ne partira pas tout de suite.

Il ne reste plus qu'à stratifier la liaison quille/coque.

On a jeté un coup d'oeil au mât : il a été super bien préparé par Z-Spar : ça va aller vite.

On va pouvoir aller chercher les drisses et écoutes rapidement.

Par Frédéric et Olivier - Publié dans : 31.la sortie de la serre - Communauté : Voile
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